Contagion émotionnelle: la science qui change le leadership

La science est claire: le système nerveux d’un leader n’affecte pas seulement sa propre personne – il définit le climat émotionnel de toute l’équipe. Dans un environnement où la pression est constante et les sollicitations multiples, la stabilité émotionnelle du leader devient un levier de performance puissant. La science de la contagion émotionnelle révèle que nos états intérieurs se propagent, influençant le moral, l’engagement et la productivité de ceux qui nous entourent.

Le paradoxe de la discipline qui libère

Réveil très matinal, yoga ou course à pied, bains (froids) dans le lac, réflexion régulière et priorisation du sommeil sont quelques éléments de ma routine personnelle. On me le dit souvent: « Tu es quelqu’un de très disciplinée ». Avec ça se glisse parfois un sous-entendu: ta vie doit être bien ennuyeuse… Et pourtant, c’est tout le contraire. Pour moi, respecter une discipline choisie est profondément libérateur. Alors suis-je enfermée dans un carcan rigide ou portée par une discipline intérieure?

Et si la prévention des conflits devenait un indicateur ESG?

En Suisse, plusieurs études mettent en évidence le rôle majeur des tensions relationnelles et des conflits non régulés dans les absences de longue durée, notamment lorsqu’ils déclenchent ou aggravent des troubles psychiques. Selon une étude SWICA, 57% des incapacités de travail d’origine psychique sont liées à des conflits sur le lieu de travail.

Ce constat, pourtant alarmant, reste absent de la plupart des rapports ESG publiés par les entreprises. Alors que les organisations communiquent volontiers sur leurs progrès en matière d’émissions de CO₂, d’égalité salariale ou de diversité, la qualité du climat relationnel – et sa contribution à la durabilité – demeure largement passée sous silence.

Astuces — le changement: l’art d’être fan de soi!

Et si le changement était l’art d’être fan de soi! L’art d’être fan de ses réussites!

L’art d’être fan de soi et de ses réussites se concrétise par la progression. Progresser par petites ou grandes réussites, dans une logique de bénéfice immédiat à court terme, et de plaisir répété à long terme en est le secret. Ce secret permet de vaincre le changement lorsque ce dernier est perçu comme pénible.

La question de fond n’est pas de choisir de changer ses habitudes ou non, mais d’assumer le changement le mieux possible afin qu’il ne soit pas subi.

Accorder son leadership comme on accorde une guitare

Juste avant que ne débute le concert, il y a toujours ce moment suspendu. Celui où les instruments s’accordent, dans un désordre apparent, dissonant, un peu grinçant. Pourtant, c’est là que tout commence: les musiciens cherchent l’unisson, tendent l’oreille, affinent leur geste, comme pour se synchroniser les uns aux autres. Un rituel invisible, presque sacré. Se régler pour mieux jouer. Se retrouver, en écoutant finement ce qui vibre juste.

Et si le leadership, c’était justement ça? Apprendre à accorder son équipe, à ajuster les tensions, à reconnaître la beauté de l’imperfection, à créer les conditions d’un “flow” collectif.

«Great Place to Work»… un apparent paradoxe

On pourrait raisonnablement penser qu’une entreprise où la vitesse d’exécution des tâches est une priorité absolue, va engendrer du stress chez ses employés, avec ses conséquences: burnout, épuisement, dépression, absentéisme, etc.

Or, le magazine «L’Express» vient de publier un article sur le spécialiste de la livraison et de la logistique DHL. Eh bien, cette entreprise est réputée pour ses «bonnes» pratiques en ressources humaines… au point d’avoir reçu en 2024 le label «Top Employer Global» et d’être sacrée numéro un mondial au classement du label «Great Place to Work». Le taux de satisfaction globale de ses employés atteint 82% – ce qui est très supérieur à la moyenne du secteur.

Réussir les transformations: la résilience comme moteur du changement positif

Mutations, transitions, restructurations, réorganisations: naviguer à travers ces (r)évolutions est devenu le quotidien de nos entreprises à l’ère de la permacrise.   La réussite d’un projet de transformation dépend en grande partie de la capacité des personnes concernées à y adhérer activement. Or, cette capacité à s’adapter et à faire face à l’incertitude ne va pas de soi — elle repose sur un levier-clé: la résilience.  La composante humaine serait-elle le maillon faible dans les programmes de gestion du changement?  A moins qu’elle n’en soit la clé de voûte…