Françoise Piron

Lorsqu’elle fréquentait l’EPFL, Françoise Piron faisait figure (en tant que femme) d’oiseau rare. Interpellée, elle a créé le bureau de l’égalité de la haute école, avant de reprendre le flambeau de  Pacte, qui promeut les femmes dans l’économie. Aujourd’hui, cette mère de trois enfants poursuit son engagement avec Ère3, société spécialisée dans les questions liées à la mixité H/F.


De l’utilité de perdre son temps

L’été est une saison propice au dépaysement, à la détente et aux songeries. C’est ainsi qu’alors que je faisais des longueurs à la piscine municipale de mon quartier, soudainement sortant des eaux, un jeune homme agacé m’a assez vertement déclaré: «Lorsque l’on nage aussi lentement on n’occupe pas les lignes des nageurs rapides!» Ainsi priée de quitter «sa» ligne (comprise dans le prix de son abonnement de saison sans doute), je fus sommée de m’écarter de son champ d’action sportif.

Quand la publicité (des)sert la relève féminine

Savez-vous que vous êtes exposé à un nombre allant de 500 à 2000 messages publicitaires par jour, que vous habitiez en milieu urbain ou non? Il est certain que mettre en lumière ses produits est une nécessité pour les vendre. Pour atteindre son public cible, une entreprise n’hésite pas à faire largement appel aux clichés et stéréotypes.

Relève féminine, seulement une histoire de quotas?

La promotion de la mixité du genre au sein des entreprises est à l’heure actuelle une question majeure pour l’avenir de notre économie. Entendez par mixité du genre la recherche d’un bon équilibre entre hommes et femmes à tous les niveaux de la hiérarchie.

Aujourd’hui, le niveau de qualifications des femmes est de plus en plus élevé. En effet, depuis le début des années 2000, la moitié des étudiants sur les campus universitaires sont des étudiantes. Idem pour les bachelors (53%) et les masters (51%), selon les chiffres 2013 de l’OFS. En revanche, les femmes engagées dans une carrière se font rares. Plus on s’élève dans la hiérarchie, plus elles ont tendance à disparaître. Ainsi, bien que les femmes soient aussi bien formées que leurs homologues masculins, elles sont loin d’occuper les mêmes fonctions dans les entreprises.