Cherchons chercheurs qui cherchent

Le cabinet de recrutement est un lieu hybride: le candidat vient certes y chercher un emploi mais son interlocuteur n’est pas l’employeur. Quel comportement adopter par conséquent? Celui du chercheur d’emploi qui a réponse à tout et qui souhaite se présenter sous son meilleur jour, espérant ainsi augmenter les chances que le consultant pousse son dossier? Ou alors adopter une posture plus ouverte et utiliser l’expérience et les compétences du consultant pour faire avancer sa réflexion? Et ainsi recevoir un avis critique, empreint de bienveillance et d’une certaine objectivité.

Les yeux dans les yeux

Un Powerpoint, c’est ce moment rare où vous êtes en prise directe avec votre client (l’audience) et que vous pouvez lui parler de votre produit (le sujet de votre présentation). Encore faut-il regarder vos interlocuteurs dans les yeux. Or, beaucoup de présentateurs peinent à garder un contact visuel avec l’audience et préfèrent garder leur nez plongé sur le laptop ou se raccrocher désespérément à la vision de cette toile de deux mètres par trois sur laquelle un projecteur chuintant balance d’une lumière blafarde la dia du résultat trimestriel.

Embrassez le robot

Depuis un an, je n’ai jamais autant lu d’articles sur la transformation numérique et son impact sur la fonction RH. Le changement de paradigme opérant dans ce métier constitue une vraie révolution, l’automatisation de certaines tâches faisant craindre à court ou moyen terme des pertes massives d’emploi et une réinvention presque totale de la fonction.

Le management par le marron

Juan Antonio Samaranch, président du CIO de 1980 à 2001, avait pour habitude de toujours conserver un marron dans l’une de ses poches. Lors d’un échange avec ses partenaires d’affaires, en cas de mésentente, il serrait très fort ce fruit dans sa main, pour laisser exprimer sa tension dans un premier temps; cela lui procurait ensuite un effet relaxant. Le marron restait bien sûr intact, c’est un fruit résistant.

Hypocratie

Sans doute entendez-vous comme moi, de plus en plus souvent, le chœur des bonnes âmes entonnant, à gorges déployées et à l’unisson, d’étranges comptines, en forme de mélopées? Ces bonnes âmes s’ennoblissent elles-mêmes d’être les chantres du bonheur perpétuel au travail, les hérauts du management bienveillant, les prophètes de la libération universelle du travailleur (si naturellement autonome et responsable qu’il sait spontanément co-décider), les héros de l’intelligence collective (qui génère spontanément des auto-organisations insurpassables). Le bonheur au travail, devenant peu à peu catégoriquement impératif, finira par ressembler, comme 2 barbelés d’un même fil de fer, à la pathétique injonction de la «joie par le travail».

«Choix» se décline au pluriel

Une étude pseudo-scientifique attribue au 21 janvier (3e lundi de janvier) la propriété d’être le jour le plus déprimant de l’année. Même si elle est basée sur des algorithmes fumeux, cette déclaration est intuitivement juste: les débuts d’année sont souvent difficiles après la frénésie de décembre. Un sentiment de vide s’empare de nous.

Cette période de calme est pourtant un bon moment pour réfléchir à la suite de sa vie professionnelle, surtout si les nouvelles de début d’année n’étaient pas satisfaisantes en termes d’augmentation, de bonus et autre promotion.

La palette tout en nuances du (bon) leader

Plus de 10’000 like! Un internaute faisait part récemment sur LinkedIn de son agacement pour le management bienveillant que l’on met à toutes les sauces. Selon lui, si un manager se comporte mal avec son personnel, il est inutile de lui prodiguer des formations, car il est de toute façon incapable de se remettre en question. Il poursuit en écrivant: «C’est une fatalité d’avoir un pourcentage d’incompétents, qui le resteront quoi qu’il advienne.» Une internaute renchérit: l’entreprise devrait se rendre compte qu’un tel agissement n’est pas rentable, qu’il est même dommageable pour les collaborateurs.

Un grand voyage

Le processus dure depuis des semaines, parfois des mois, vous avez été interviewé par tout le collège de direction, aucune pierre n’a été laissée sans être retournée, vos références ont toutes été appelées, vous vous êtes mis d’accord sur la rémunération, le titre, la fonction, la date de début, peut-être même sur la couleur de votre future voiture de fonction.