Votre style de management: plutôt hérisson ou taureau?

On me pose régulièrement la question: «Alors, comment sont les candidats qui passent un assessment? Que réussissent-ils généralement bien ou au contraire qu’est-ce qui leur pose un problème?» Un des points marquants se situe dans ce moment où le manager est face à son collaborateur: oser ou non faire part de remarques critiques, désagréables à entendre? Et aussi comment le dire? Le jeu de rôle réaliste d’un assessment center agit souvent comme révélateur du comportement.

Un bilan diététique pour les collaborateurs?

Avec le printemps, et comme chaque année, vient le moment des bilans. L’hiver a été propice au farniente, aux repas bien arrosés, aux goûters gourmands, et la météo particulière de ces longs mois ne nous a pas permis de pratiquer vélo ou jogging. En bref nous voilà un peu empâtés, un peu ramollis, un peu soucieux de la reprise en main annoncée pourtant dès le 1er janvier.

Qui décide vraiment?

La lecture d’un best-seller – d’un auteur suisse de surcroît – sur la thématique de la clairvoyance est un rappel de plus que dans nos prises de décision quotidiennes sur des sujets importants (et moins importants), nous sommes influencés par des biais que nous ignorons mais qui exercent un pouvoir majeur. On sait par exemple qu’il y a une corrélation statistiquement significative entre la couleur des yeux de notre partenaire amoureux et celle de notre parent du sexe opposé (si nous sommes hétérosexuel). Nous avons l’impression de prendre une décision librement, mais le libre arbitre n’existe pas.

Des femmes comme il y a peu d’hommes

Notre histoire est pleine de surprise, au gré des découvertes archéologiques qui éradiquent certaines de nos croyances et attestent de vérités oubliées. Si vous voyagez en Bourgogne, ne manquez pas de visiter le hameau de Vix: on y découvrit jadis la sépulture d’une «Dame» celte, régnant sur une tribu, elle-même issue de la civilisation de Hallstatt, qui, des Alpes, rayonna en Europe pendant un millénaire.

Que se passerait-il si vous deveniez vous-même?

Je ne sais pas si vous vous faites la même réflexion que moi, mais avec l’omnipotence de l’image, les smartphones avec filtres photos et la «bienveillance» en entreprise, on n’a jamais été autant dans le désir d’être mieux que l’on est, en même temps que dans une crainte absolue de déplaire. Ça doit faire 15 fois que je change le titre de mon CV et il m’arrivait encore il y a quelques mois de relire 3 fois mes commentaires sur les réseaux sociaux pour être sûre de n’y offenser personne.

La tête sur les épaules

Dans le cadre de mes activités au sein des entreprises, je constate que les structures organisationnelles perdent la tête. Ou plus précisément se distancient de leurs corps.

Je m’explique: cette métaphore illustre la direction (tête) versus le reste de l’entreprise (corps). Je suis constamment prise entre ces deux entités. La direction me décrit ce qu’elle pense qu’il se passe au sein de l’entreprise, me donne des indicateurs confirmant ce constat, dit se préoccuper, se sentir responsable et savoir ce qui est nécessaire à ses collaborateurs pour bien réaliser leurs tâches, être motivés et heureux au travail. Ces directions s’imposent de fonctionner comme un cerveau, se doivent de décider, construire et transmettre les instructions nécessaires pour que l’entreprise puisse fonctionner à son tour comme le corps sous l’impulsion des informations du cerveau.

A bas les harcèlements… en tous genres!

Sous l’angle purement sexuel, le harcèlement a assurément été la bombe 2017 qui a fait exploser des réalités bien trop longtemps enfouies. Il a malheureusement fallu passer par là pour une prise de conscience générale salutaire. A nous tous de la rendre durable, en évitant les dérapages que l’effet de balancier porte par définition en lui-même.

Osons toutefois un éclairage supplémentaire, car en termes de harcèlement, certaines personnes malfaisantes déploient leurs agissements destructeurs également sur d’autres plans. Il serait regrettable de ne pas profiter de l’actualité susmentionnée pour en parler. Il s’agit ici des rapports humains au sein de l’entreprise et, plus particulièrement, entre les échelons hiérarchiques. Je me concentrerai sur les lignes hiérarchiques verticales, du haut vers le bas, fournissant très certainement la part majoritaire des dérapages.