Michel Guillemin

Chimiste de formation, Michel Guillemin s’est orienté vers la santé au travail en commençant par la toxicologie et l’hygiène industrielle. Il a participé à la création de l’Institut universitaire romand de Santé au Travail, qu’il a dirigé durant une quinzaine d’années. Il se consacre désormais au dialogue avec les managers et DRH, ainsi qu’à la présidence de l’association Santé Globale & Travail.


Promotion de la santé ou du rendement des employés?

C’est en 1986 que la «Promotion de la Santé» est apparue officiellement sous l’égide de l’OMS avec la Charte d’Ottawa. Son but: donner aux individus davantage de moyens pour gérer et améliorer leur propre santé. Et en 1997, sous l’égide de l’Union européenne, un chapitre a été ouvert pour la promotion de la santé à la place de travail (Déclaration de Luxembourg) afin d’encourager une meilleure collaboration entre employeurs et employés pour améliorer l’organisation et les conditions du travail, par une active participation de tous et un encouragement au développement personnel.

En Suisse, ce mouvement de prévention n’a pas été orchestré, étonnamment, par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP); il est entré par une petite porte, celle d’une fondation de droit privé (Promotion Santé Suisse) alimentée par les caisses maladies. Ces nouveaux acteurs ont transféré les campagnes pour la population générale (tabac, alcool, alimentation, exercice physique, etc.) dans les entreprises.