Le management peut s’apprendre. Vraiment?

Une question abondamment débattue, les réponses méritant nuance.

L’acte de management est composé essentiellement de deux éléments, que nous appellerons «technique» (organisation, marketing, finances, etc.) et «humain» (addition de compétences, motivation, etc.). Bien que pour le premier élément, si l’on est de nature bien organisée, à l’aise avec les chiffres et que l’on se sent des affinités avec les thèmes «vente et marché», on va avoir la tâche facilitée, il n’en demeure pas moins que ces aspects peuvent effectivement s’apprendre, même en partant d’une feuille blanche.

Le bore-out, une imposture?

Sans doute en est-il ainsi de toute découverte: elle suscite une surabondance d’interprétations ou d’extrapolations, immédiatement médiatisées.

Celle de la profonde et réelle détresse, née de la souffrance psychique au travail, est toute récente, devenue d’autant plus visible que la pénibilité physique du labeur salarié tend à disparaître des entreprises occidentales.

Soyons fous!

«Dis Papa, c’est quoi un Deairache?» La question du petit est simple, mais comment lui répondre? Comment parler de recrutement, de compensation, d’on-boarding, de développement, de coaching et de tout le reste? La fuite serait-elle la seule solution? Non. Il faut répondre…

«Il était une fois un grand Royaume avec un Roi très sage.» Le petit s’assoit et écoute. Ça marche!

On ne vous donne pas le titre? Prenez-le!

J’ai passé pas mal de temps sur LinkedIn récemment. J’y ai vu autant de conseils fumeux que de chiffres: «7 comportements qui feront de vous un vrai manager», «5 leçons pour devenir un leader inspiré», etc.. Il m’est arrivé de rire toute seule en imaginant toutes les accroches abêtissantes que je pourrais inventer: «3 méthodes simples pour devenir un superchef qui en a» ou «Etre le chouchou du boss: 5 manières d’y parvenir».

Ne comptez donc pas sur moi pour vous prodiguer les 7 commandements du dirigeant inspirant. J’ai plutôt envie de vous faire partager une philosophie personnelle qui est un peu à contre-courant. Je vais partir d’un sujet fréquent au sein des structures qui ont vu les tâches managériales s’axer plus sur Excel que sur le terrain: assumer un rôle de manager sans en avoir le «titre».

Ne pas sous-estimer la charge émotionnelle du manager

Tout à la fois arbitre, psy, professeur, père fouettard, papa, flic, dépositaire du savoir technique, médiateur, pilote et confident, le manager est exposé à une charge émotionnelle qui peut être lourde, très lourde.

Le travail d’équilibriste découlant des attentes placées en lui est quotidien, intense, et peut se résumer à tenter de résoudre la quadrature du cercle. Il n’est pas rare que les pressions ainsi exercées finissent par atteindre la santé de l’intéressé. De nombreuses études sur la question du stress des cadres et des chefs d’entreprise font apparaître que la situation est pour le moins sérieuse.

La nutrition santé dans mon entreprise, de l’utopie à la concrétisation

Développer le bien-être au travail est une préoccupation croissante au sein des entreprises. Si c’est le plus souvent une attente des salariés, c’est aussi, pour l’employeur, une prise en compte de la durée d’activité qui augmente, donc une piste d’amélioration de la qualité du travail réalisé.

L’alimentation et l’activité physique sont des déterminants essentiels de la santé. Une mauvaise nutrition augmente le risque de développer obésité, infarctus du myocarde, troubles intestinaux, diabète et divers cancers…qui entraînent absences, arrêts, inadaptation ou encore accidents.

Manager, prenez votre bien-être en main!

Pas une semaine sans que je ne lise un article sur ce que doit faire le manager pour devenir le superman de la gestion d’équipe: coacher, recadrer, gérer les objectifs et les absences, être un confident, un pro sur Excel, etc. Tout ça en étant, le plus souvent, complètement surchargé.

Même si votre entreprise a tous les labels de santé au travail, même si le SECO écrit que «l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer et d’améliorer la protection de la santé et de garantir la santé physique et psychique des travailleurs», il n’est pas raisonnable de ne compter que sur elle pour assurer votre santé: elle a ses propres contraintes financières et organisationnelles.

«C’est un poids bien pesant qu’un nom trop tôt fameux» (Voltaire)

La soirée commence bien. Une fois les politesses d’usage échangées, il est temps de prendre l’apéritif. Un convive me demande: «Et toi tu fais quoi dans la vie?» Après un court moment d’hésitation, je réponds: «Je travaille dans les Ressources Humaines».

A ce moment-là, comme souvent, le commentaire fuse: «Donc tu licencies et tu recrutes les gens.» Rapidement, la discussion s’engage sur d’autres sujets. Les réactions suscitées par l’évocation des «Ressources Humaines» sont régulièrement un mélange de crainte et d’une image de marque de la fonction pas «jolie, jolie».