Manager, prenez votre bien-être en main!

Pas une semaine sans que je ne lise un article sur ce que doit faire le manager pour devenir le superman de la gestion d’équipe: coacher, recadrer, gérer les objectifs et les absences, être un confident, un pro sur Excel, etc. Tout ça en étant, le plus souvent, complètement surchargé.

Même si votre entreprise a tous les labels de santé au travail, même si le SECO écrit que «l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer et d’améliorer la protection de la santé et de garantir la santé physique et psychique des travailleurs», il n’est pas raisonnable de ne compter que sur elle pour assurer votre santé: elle a ses propres contraintes financières et organisationnelles.

Ces intentions déclarées – et certes louables – pourraient donc se traduire dans les faits par: «Mon entreprise a l’obligation de ne pas empirer mon état». Dès lors, votre devoir à vous, c’est de prendre les devants pour continuer d’assurer vos responsabilités. Car si vous ne le faites pas, rares seront les entreprises qui le feront pour vous. Ne les blâmez pas et n’en attendez pas plus que ce qu’elles peuvent vous apporter.

Parler de sa santé ne devrait pas être tabou pour le manager. Si vous sentez que vous croulez sous le travail ou que vous vacillez, tirez la sonnette d’alarme !

Faites votre possible pour agir avant que le vase ne déborde et protégez-vous. Repérez les situations énergivores: du collaborateur que vous avez pris sous votre aile à votre hiérarchie obsédée par les reportings. Développez l’endurance, ralentissez ensuite. Autant que possible, pratiquez un sport pour vous vider la tête. Faire la fête c’est super, mais tant que faire se peut, ayez une hygiène alimentaire correcte et réduisez voire supprimez l’alcool en semaine.

Si vous vous sentez abattu ou proche de la rupture, si certains signaux que vous ne voyiez pas avant apparaissent, vous devez prendre la situation en main. Rencontrez des pairs et échangez ouvertement sur la question de la santé. Prenez des vacances échelonnées dans le temps (plutôt que de tout concentrer en été et en hiver). Faites la part des missions dynamisantes ou, à l’inverse, usantes.

Ces erreurs courantes peuvent être évitées: vous croire à l’abri et ignorer les alertes de vos proches, vous percevoir invincible en accumulant le job, les loisirs, les sorties, les dossiers et les enjeux de carrière sans distinguer vos limites.

Même si vous êtes fatigué, ou amer, car parfois trop investi, votre employeur n’est pas responsable de tous vos maux.La seule personne réellement en charge de votre santé, à part le destin, c’est vous. Et il est heureux que vous ayez – encore – ce pouvoir!

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