Les tables d’hôtes s’invitent au bureau

Avec la rentrée nous retrouvons le casse-tête de la pause de midi, quand nous devons prendre notre repas sur place. Sandwich, plat du jour, repas emporté, nous tentons de manger le mieux possible mais quelle corvée il faut bien le dire!

Ah le souvenir des vacances, il suffisait de choisir sur le buffet du restaurant, ou encore faire un pique-nique dans l’herbe ou commander la spécialité locale, difficile de ne pas avoir la nostalgie du facile, se mettre juste à table pour le plaisir. Alors bien sûr quand, le lundi, règne dans la cuisine de l’entreprise le mélange des odeurs des plats que chacun a apportés, et les boîtes en plastique ouvertes sur la table, nous nous disons que plus vite nous avalerons plus vite nous serons libérés de cette corvée.

Et pourtant, l’être humain étant capable de chaque fois créer et innover, il commence à y avoir dans certaines entreprises le concept de la table d’hôte au bureau. Pour mémoire la table d’hôte est arrivée presque en même temps que les chambres d’hôte. A l’époque il s’agissait de proposer un service quasi hôtelier dans des maisons ou demeures souvent de charme. Ainsi peut-on trouver des lieux paradisiaques avec les prestations d’un hôtel sans l’inconvénient de l’anonymat et du standard.

L’idée est de consommer un plat plutôt traditionnel, avec des produits locaux, et que ce plat unique soit servi aux convives. Bien sûr chacun de nous, devant son jambon/pâtes/carottes râpées, a rêvé que notre voisin de table nous fasse goûter ce met savoureux et odorant qu’il déguste calmement, nous lui avons même demandé la recette sans jamais la réaliser…

C’est ainsi qu’il est peut-être temps de mutualiser nos efforts et nos talents afin de partager un repas qui soit bon, équilibré, local, et qui permette une dégustation vraiment en commun. Sur un plan gustatif, sûr que le plat sera bien meilleur que notre salade composée quotidienne. Sur le plan nutritionnel, dans la plupart des cas les plats locaux et familiaux sont équilibrés: viande, légumes, féculents, il ne manque rien. Quant au plan pratique, que du bonus: avec un tour de rôle je n’aurai à préparer qu’un repas par semaine, voire moins. Alors certes il me faudra cuisiner en quantités pour 5, mais que de temps gagné les autres jours, et que de plaisir à mettre les pieds sous la table!

Voici quelques conseils qui permettront de garantir pérennité et équilibre du projet. Il faut d’abord convenir avec qui et quand les repas seront pris. En effet pour le cuisinier désigné, aucun risque ne doit être pris sur les quantités et encore moins sur les restes, rappelons-nous que nous sommes au bureau. Un groupe de 5 est recommandé pour un tournus sur les 5 repas de la semaine.

Sur le plan financier, il semble que la meilleure façon de rester équitable soit de définir en amont le menu de la semaine et les responsables. Sinon rapidement l’un ou l’autre aura le sentiment d’avoir payé bien plus que les autres. Pour l’aspect équilibre alimentaire et financier, tabler sur une viande, un légume et un féculent. Sur un plan très concret, reste pour chacun à vérifier qu’il peut transporter de chez lui un plat pour 5 personnes.

Dans tous les cas il n’y a aucun risque à essayer sur une semaine. Soit le concept mérite d’être affiné et les participants seront d’excellent conseil, soit le concept est abandonné mais que de rires partagés durant l’expérience!

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