Le sommeil est aussi affaire de nutrition

Quand vos collaborateurs piquent du nez, il faut s’en inquiéter. Le manque de sommeil est à l’origine de l’épuisement, de troubles musculo-squelettiques, de certains accidents du travail, et, avant tout cela, d’une moindre productivité.

Les connaissances sur le rôle du sommeil restent aujourd’hui incomplètes. Mais les conséquences identifiées de son manque sur la santé sont multiples, sur le plan individuel et social. Ainsi est-il recommandé d’envisager un bilan du niveau de sommeil de vos équipes, voire une action de sensibilisation/information.

Pour rappel, un être humain consacre en moyenne 28 années de son existence à dormir, et la fonction du sommeil ne se limite pas seulement au repos.
Pendant que nous dormons, différentes modifications physiologiques se produisent: les muscles et les vaisseaux sanguins se dilatent, le rythme cardiaque et la respiration sont ralentis, la température corporelle diminue et de nombreuses hormones sont sécrétées.

Tout comme le stress, le manque de sommeil modifie sensiblement la production d’hormones. Le cortisol, hormone du stress, augmente beaucoup en cas de fatigue, ce qui génère un stress physiologique réel, ainsi qu’une hypersensibilité. L’hormone de croissance – qui ne sert pas qu’à grandir – diminue pour sa part. Avec pour conséquence un renouvellement cellulaire moindre, un développement musculaire déficient et un stockage des graisses augmenté.

Cette fatigue accumulée est vecteur d’hypertension, de vieillissement et de pathologies telles que le diabète. Ainsi, le manque de sommeil peut conduire à des perturbations du métabolisme et à une prise de poids, qui elle-même entretient alors ces pathologies.

Tous ces troubles sont source de fatigabilité, d’absences répétées, voire d’absences plus longues. Sans parler de difficultés relationnelles sous-jacentes.

En complément des approches douces telles que sophrologie ou yoga, l’alimentation peut aussi améliorer le temps et la qualité du sommeil. Le tryptophane est par exemple le précurseur des neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline et adrénaline), responsables du sommeil. La volaille, le poisson, les œufs, les produits laitiers, le chocolat ou encore certains fruits (amandes et banane) sont riches en tryptophane.

La production des hormones du sommeil dépend aussi d’autres nutriments tels que le fer (légumineuses et graines), le magnésium (banane et fruits oléagineux), les acides gras essentiels (poissons gras) ou la vitamine B6 (viande et poisson). Il semble aussi que les repas riches en glucides (féculents) favorisent le sommeil.

Et pour s’assurer un voyage au pays des rêves, attention au café et autres boissons riches en caféine (thé et colas). Ainsi qu’à l’alcool qui, s’il favorise l’endormissement, est en réalité nuisible à la qualité du sommeil.

Pour dormir correctement, l’estomac ne doit être ni trop plein ni vide. Il est ainsi préférable de prendre le repas du soir au moins 2 heures avant d’aller se coucher.

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