Je mange tous les jours au restaurant. C’est grave Docteur?

De nombreuses situations nous poussent à manger souvent au restaurant: éloignement du domicile, restauration sur le lieu de travail, déplacements, fonction à «invitation», manque de temps pour cuisiner, etc. Très vite, soit nous voyons notre tour de taille augmenter avec angoisse, soit nous constatons que nous sommes fatigués et que notre productivité diminue. Le tout d’une façon assez fataliste, persuadés que nous ne pouvons interférer.

Pourtant, manger souvent au restaurant n’est pas forcément négatif! Il suffit d’aborder les aliments par la lucarne de leurs interactions, de faire confiance à la règle absolument fiable des associations.

Grâce à la vulgarisation de la diététique, nous savons que, dans nos assiettes, se trouvent des macronutriments: des protéines, des glucides et des lipides. Les protéines sont les éléments de construction de notre corps: cellules, muscles et os se renouvellent grâce à elles et on les trouve essentiellement dans les viandes, les poissons les œufs et le fromage. Ces nutriments ne peuvent pas être stockés par notre corps.

Il en va autrement pour les lipides – ou graisses -, qui sont très vite stockées et qui se trouvent elles aussi dans les viandes, les poissons, les œufs et le fromage. Une première piste de compréhension… Enfin, les glucides – ou sucres, ou hydrates de carbone – se trouvent essentiellement dans les féculents (riz, pâtes, semoule), les pommes de terre, le pain et les fruits. Sans oublier dans toutes les boissons et produits sucrés.

Inutile d’aller plus loin dans ce rappel. Comprenons plutôt notre corps de façon pragmatique, en bref analysons la question avec le bon sens qui nous manque souvent: l’organisme ne stocke que si l’apport est supérieur au besoin. Par conséquent, éviter la superposition de deux aliments d’une même catégorie durant le même repas est le b-a BA de l’équilibre.

Concrètement, il suffit d’éviter des associations telles que viande/fromage, charcuterie/viande, féculents/dessert sucré, frites/viande rouge/glace ou encore fondue/dessert! Pour conforter la démarche, il est sage de demander la sauce à part, d’éviter la corbeille de pain, de renoncer le plus souvent aux féculents pour demander un légume (très facile de nos jours dans les restaurants), de dire non au dessert sauf à obtenir un fromage blanc… Quant au vin, oui à condition de se limiter à un verre, mais un jus de tomate ou un coca zéro conviendraient mieux.

On peut aussi opter pour les restaurants de type grill, ou encore asiatiques avec un riz cantonais et un plat de légumes. A défaut, la pizzeria est envisageable, à condition de prendre la végétarienne.

Certes, ces principes de précaution sont facilement applicables si nous sommes en mesure de choisir. Mais si le lieu et le repas sont déjà définis par une tierce personne, que faire? Il nous faut alors agir en limitant les dégâts, sur place et au repas suivant.

Consommons le menu en limitant les quantités. Nous n’avons pas un gros appétit, nous avons fait un repas riche la veille, nous surveillons notre santé: autant de mensonges pieux à disposition. L’astuce de boire de l’eau entre chaque plat permet de limiter l’alcool et de contrer la faim. En fin de repas, l’idéal est de refuser fromage et dessert…ou de les accepter et de ne pas finir.

Reste à évoquer LE joker, l’astuce: chaque fois que nous avons fait des excès, il suffit de compenser le soir même, ou le lendemain, en limitant les lipides et les glucides. C’est-à-dire de supprimer pain, féculents et fruits et ne consommer que légumes (cuits pour éviter la rétention d’eau) et fromage blanc ou yaourt nature. Un seul repas ou une journée ainsi structurés suffisent à éliminer les «trop».

Et c’est ainsi que nous pouvons garder le plaisir des papilles et celui du miroir en toute situation!

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