Votre meilleur investissement, c’est vous!

C’est un lieu commun de vous répéter que dorénavant votre carrière ne se fera plus dans une seule entreprise. Il n’est pas raisonnable par conséquent – et vous devez l’entendre – d’attendre de votre boîte actuelle qu’elle prépare votre plan de carrière.

Je vous invite donc dès cette ligne à vous détacher définitivement de la notion «mon entreprise doit favoriser mon employabilité». Vous savez que ce postulat est hautement risqué car il vous dépossède de votre capacité à être le créateur de votre futur professionnel et vous rend otage. Pourquoi ? Parce qu’à moins que vous ne travailliez pour une boîte pionnière en matière de gestion des compétences, il y a fort à parier que vous ne puissiez obtenir de la vôtre un développement à la hauteur de vos aspirations ou qu’elle vous prépare aux changements à venir (licenciement, digitalisation, etc.).

Il est difficile d’admettre que nous sommes les créateurs de ce qui nous arrive. Il est plus aisé de penser que notre entreprise est responsable de nos maux ou de lui laisser la responsabilité -et la gestion- de notre évolution. Vous m’avez vue venir? Je veux ici parler de contrôle sur votre vie, d’autonomisation et d’empowerment. Le monde du travail étant devenu ce qu’il est, on peut disserter longtemps sur la RSE (responsabilité sociale des entreprises), tout en sachant qu’un nombre infime de sociétés l’incarnent. Ou on peut changer de paradigme. Et travailler son employabilité.

Comment? D’abord, en faisant le point sur ce que l’on veut et ne veut plus, notamment en termes de valeurs et de sens. Une fois que vous aurez fait ce point, si vous voulez rester dans votre boîte et y évoluer, prenez les devants: verbalisez-le auprès de votre hiérarchie. Amenez un projet concret en démontrant sa viabilité et ses avantages. Réfléchissez aux perspectives de votre métier. Projetez-vous! Identifiez vos compétences, apprentissages informels et vulnérabilités, puis vérifiez le fossé à combler pour atteindre votre but (formation, mentorat).

A l’inverse, si vous voulez aller voir ailleurs ou faire autre chose, préparez-vous dès les premiers états d’âme. Définissez précisément votre but: écrivez-le, visualisez-le. Vous n’avez pas de réponse de votre hiérarchie concernant la formation que vous souhaitez suivre? Inscrivez-vous tout de même, puis mettez de l’argent de côté pour la payer.

Soignez votre e-réputation: rafraîchissez votre profil LinkedIn et changez-moi cette photo qui date de 1998! Sortez et créez votre réseau: proposez un café à ce pro dont vous admirez le parcours. Participez à des conférences inspirantes: dans la foule, un contact est ami avec la personne providentielle. Devenez culotté! Car vous ne nuisez qu’à une seule personne en n’osant pas, vous-même. Vous êtes votre meilleur investissement, votre plus beau produit. Ne laissez personne le gérer à votre place.

Quand, en lisant ceci, vous vous direz «ce n’est pas si facile», demandez-vous: «suis-je sûr à 100% ne pas pouvoir y arriver?» Vous avez déjà la réponse.

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