Du choix

Les élections fédérales sont derrière nous. La messe est dite pour les quatre prochaines années de législature. Et vous, comment avez-vous choisi vos candidats? A leur apparence? A leur bilan? A leur parti? A leurs projets? A leur genre? Quand on y réfléchit, nous élisons nos politiques pour une durée qui n’est pas négligeable et, en fin de compte, quel temps investit-on vraiment pour les choisir? J’imagine que vous me voyez venir: peut-être choisit-on les candidats pour son entreprise avec à peine plus d’objectivité que pour le Parlement. Et si cela se trouve, la déception est aussi au rendez-vous.

Alors que faire? Pour la politique, je vous suggère www.smartvote.ch, une plateforme neutre qui permet – selon vos idées et vos convictions – de sélectionner les candidats les plus proches de vos idées.

Pour le recrutement de vos prochains employés, le principe est similaire. En premier lieu, il s’agit de déterminer les critères de recherche, en d’autres termes les compétences, expériences et personnalité que doit posséder votre candidat. Puis de hiérarchiser ces critères afin de déterminer sur quoi vous serez souple et sur quoi vous ne le serez pas. Puis pondérez ces critères: la comparaison en sera simplifiée. Finalement, vous examinez des candidatures et affinez la liste des prérequis, la hiérarchisation et la pondération, afin d’être au plus proche de ce que le «marché» (à défaut d’un autre terme plus élégant) peut vous offrir. Comme pour le choix des politiciens, aucun candidat ne correspondra parfaitement.

Vous rencontrez ensuite les personnes sélectionnées (s’il y en a évidemment; c’est une réelle problématique en Suisse de nos jours, mais c’est un autre sujet… politique!). Vous les rencontrez une fois, deux fois, trois fois si nécessaire. N’avez-vous jamais remarqué comme le souvenir d’un endroit visité lors d’un voyage peut ne pas correspondre à la réalité quand on y retourne quelques années plus tard? Eh bien c’est la même chose avec les candidats. Il est utile et important de les voir (et les faire voir) plusieurs fois afin de ne pas faire l’objet de trop de biais.

Finalement, quand votre choix est fait, posez-vous la question une dernière fois, en toute honnêteté: pourquoi ce candidat me plaît-il? Remplit-il tous les critères élaborés avec tant de soin? Ou se joue-t-il autre chose? Le cas échéant, qu’est-ce? Ce n’est en soi pas grave si la chimie prend avec une personne qui n’a objectivement pas le plus d’atouts, mais il est par contre très important de savoir pourquoi. Le candidat vous rappelle quelqu’un? Vous ressemble? Ressemble à quelqu’un que vous appréciez? Car si dans quelques mois les choses ne se passent pas aussi bien que prévu, vous n’aurez que vous-même à blâmer. Et n’oublions pas: choisir c’est renoncer!

PS: Cette chronique semble certes être rédigée à l’intention des recruteurs; ne vous détrompez pas, chers chercheurs d’emploi, le raisonnement vaut aussi pour vous, mutatis mutandis.

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