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Le bonheur au travail aurait sa recette magique

Prenez comme ingrédient de base des salariés. Afin que cette base déploie toute sa saveur, ajoutez en guise de liant une pincée des ingrédients suivants: CFO, DRH, CEO, COO, chef de projet, consultants externes (liste non exhaustive).

Normalement, vous obtenez un résultat des plus satisfaisants. Cependant, il s’est avéré qu’avec le temps le mélange de ces ingrédients ait pu décevoir. Recommandation du chef? Un petit saupoudrage de l’élément magique: le Chief Happiness Officer, plus communément appelé le CHO. Ce subtil ajout assure un résultat imparable!

Les tire-au-flanc sont (trop souvent) gagnants

En entreprise de tout type, il est courant que dans les équipes il y ait des personnes de bonne volonté, dynamiques, créatives, ouvertes et accueillantes, toujours volontaires, prêtes à rendre service, dotées d’une très grande efficacité. Et puis qu’il y ait les autres.

Ces dernières circulent «en dessous du radar», vous font comprendre qu’elles sont tellement occupées qu’elles ne peuvent assumer une tâche supplémentaire. Elles vous accueillent froidement. Elles exécutent en général assez mal les tâches qui leur sont confiées, se contentant du strict minimum, voire souvent moins.

Pourquoi devrais-je me lever le matin?

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre travail? J’aime poser cette question car elle génère souvent des réponses aux antipodes de ce sur quoi portent réellement les efforts des entreprises: autonomie, mission, développement, responsabilités ou encore qualité des interactions.

Cela ne constitue parfois qu’une petite partie de la réalité du salarié mais représente le point central de sa motivation. Je n’entends en revanche quasiment jamais parler de salaire.

Perversion ou toxicité?

Sujet à la mode et trop souvent récurrent, maltraité par nombre d’auteurs ou de journalistes, la perversion – qu’on disait jadis polymorphe et désormais narcissique – ne se distingue plus assez nettement, dans le monde du travail, d’une plus bénigne ou maligne toxicité. La différence entre ces deux graves dysfonctionnements est pourtant radicale, non pas – hélas – par l’effet sur leurs victimes, mais de part leur essence.

Un seul réseau personnel vaut mille chasseurs de tête

Imaginez-vous ce candidat (cas récent et vécu) de 50 ans, compétent, apprécié, dans une industrie solide, en croissance, sans risque de «charrette». Il est satisfait, a progressé dans sa carrière, mais l’horizon hiérarchique est bouché. Ces éléments, ajoutés à une certaine lassitude, lui donnent envie d’aller butiner ailleurs. Clair, simple, normal. Ce qui est plus surprenant, c’est qu’avant de venir voir un spécialiste du recrutement, il n’a rien fait pour arriver à ses fins. Il va y avoir un peu de travail.

Gentillesse et management: anachronisme?

Prononcez le mot «gentil» en parlant d’un collègue à des interlocuteurs au sein de votre entreprise et vous aurez toutes les chances que l’on vous jette des regards surpris. Et si vous occupez une position de management, alors là, vous serez quasiment soupçonné d’avoir perdu la raison. On risque bel et bien de vous croire converti à un mouvement religieux plaçant la béatitude et l’idéalisme humain au centre, alors qu’il est attendu des chefs qu’ils soient durs et percutants.

Et si vos meilleurs médias RH n’étaient pas (que) technologiques?

Depuis peu, les professionnels RH se doivent d’endosser – de gré ou de force – une part de la communication d’entreprise, une tâche nouvelle, avec ses codes et ses méthodes.
Une erreur fréquente est de partir à l’exploration des territoires nouveaux du Marketing Employeur en se focalisant sur les divers outils et technologies à disposition.

Le conflit est une faute professionnelle

Alors qu’à leur demande j’essayais d’expliquer à des enseignants, formateurs de futurs cadres internationaux, que le bien-être ou la santé psychique est un moteur essentiel de la vraie motivation et de la performance pérenne, je fis face à deux incroyables croyances, intrinsèquement toxiques.

La première permettrait de penser que la souffrance est bénéfique, ou qu’elle peut l’être. Je n’ose imaginer les ancrages morbides dont elle se nourrit ou les déviances qu’elle peut vouloir légitimer. Ni les perversions qu’elle autorise, du genre «c’est pour son bien» ou encore «tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort».