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Un chef compétent, kecekça?

«Les compétences du supérieur hiérarchique constituent l’indicateur le plus révélateur de la satisfaction au travail, dit une étude. Les meilleurs dirigeants sont ceux qui possèdent des connaissances approfondies sur le cœur de métier de l’entreprise.»

Ainsi débute un article paru dans «Le Temps» et faisant référence à l’enquête «Boss Competence and Worker Well-being», menée au Royaume-Uni et aux Etats-Unis auprès de 35’000 salariés. Si ce qui est écrit ci-dessus donne peut-être l’impression d’enfoncer une porte ouverte, il n’en demeure pas moins que tout cela mérite non seulement que l’on s’y attarde, mais encore que l’on nuance les propos.

Je mange tous les jours au restaurant. C’est grave Docteur?

De nombreuses situations nous poussent à manger souvent au restaurant: éloignement du domicile, restauration sur le lieu de travail, déplacements, fonction à «invitation», manque de temps pour cuisiner, etc. Très vite, soit nous voyons notre tour de taille augmenter avec angoisse, soit nous constatons que nous sommes fatigués et que notre productivité diminue. Le tout d’une façon assez fataliste, persuadés que nous ne pouvons interférer.

Quand la publicité (des)sert la relève féminine

Savez-vous que vous êtes exposé à un nombre allant de 500 à 2000 messages publicitaires par jour, que vous habitiez en milieu urbain ou non? Il est certain que mettre en lumière ses produits est une nécessité pour les vendre. Pour atteindre son public cible, une entreprise n’hésite pas à faire largement appel aux clichés et stéréotypes.

L’ambiance de travail délétère, un danger pour la performance

Dans mon dernier billet, j’expliquais à quel point certains facteurs dysfonctionnants pouvaient faire ressentir la charge de travail plus importante qu’elle n’est en réalité.

Parlons cette fois-ci d’un facteur crucial de ce sentiment de surcharge subjective, qui revient fréquemment dans les diagnostics que j’effectue sur l’analyse de la charge et la qualité de vie au travail: l’ambiance.

Insultes à l’intelligence

Processus, industrialisation, automatisation, rationalisation, optimisation, réglementation, mise en conformité. Tels des incantations religieuses, ces termes – à l’origine parfaitement usuels dans le cadre de la conduite d’entreprises -, dictent la vie dans bon nombre d’institutions et sont devenus mortels pour des qualités humaines comme la créativité ou le sens de l’initiative.

En effet, prié de respecter scrupuleusement les processus tout au long de sa journée de travail, le collaborateur est enfermé dans un carcan de directives de plus en plus rigides. Et, si cela n’est effectivement jamais exprimé explicitement, il n’en demeure pas moins qu’il est prié d’exécuter sans discuter, en évitant soigneusement de réfléchir.

Copies qu’on forme

Tout est parti d’un coup d’œil sur une brochure détaillant une formation aux RH. Ma réaction fut simple: les cordonniers sont vraiment les plus mal chaussés.

Lorsque l’on sait que la formation structure la façon de penser, d’agir et grandir, il est légitime de s’interroger sur la façon dont on forme nos talents RH. Souvent, cette dernière provoque en moi une réaction à cheval entre la peur et la consternation.

La vraie valeur de nos Valeurs: de la raisonance à la résonance

Me pardonnez-vous ce néologisme? Propre dit-on à notre nature humaine, érigée en déesse par la révolution française, métaphysiquement critiquée par Kant dans sa version pure, la raison, sous la forme abâtardie d’une raisonance permanente, nous envahit, sclérosant notre nature humaine, créant d’insolubles conflits, ratatinant chaque opportunité de transcendance ou de création.

Cette raisonance universelle a investi l’entreprise: le chiffre, le KPI et le dividende, déifiés à leur tour, sont les parangons de la réussite, quitte à laisser l’affairisme à court terme le plus destructeur agioter avec nos valeurs les plus humanisantes.

Petit traité de bon sens pour faire face au stress des collaborateurs

«Je suis débordé…» Vous l’entendez, cette petite musique de fond? Vos collaborateurs vous la susurrent. «Les gens se plaignent tout le temps et même lorsqu’on recrute des temporaires, ça ne va toujours pas: ils sont stressés», me racontait récemment un directeur de service lors d’un audit de surcharge.

Stressés. Etymologiquement, «stress» vient du latin stringere qui signifie serrer, étreindre. Ainsi, les personnes se sentent «étouffées». Le sont-elles toujours à cause de la quantité de tâches qu’elles ont à réaliser ? Pas si sûr.