Ma trousse de secours job

Le travailleur moderne est coincé entre contraintes professionnelles et exigences de réussite croissantes. Pour éradiquer les frustrations et prendre le pouvoir sur sa vie, il doit cesser de déléguer au tout-puissant monde du travail la responsabilité de son bien-être et de son développement et aller vers une plus grande responsabilisation personnelle. Petits conseils entre amis.


On ne vous donne pas le titre? Prenez-le!

J’ai passé pas mal de temps sur LinkedIn récemment. J’y ai vu autant de conseils fumeux que de chiffres: «7 comportements qui feront de vous un vrai manager», «5 leçons pour devenir un leader inspiré», etc.. Il m’est arrivé de rire toute seule en imaginant toutes les accroches abêtissantes que je pourrais inventer: «3 méthodes simples pour devenir un superchef qui en a» ou «Etre le chouchou du boss: 5 manières d’y parvenir».

Ne comptez donc pas sur moi pour vous prodiguer les 7 commandements du dirigeant inspirant. J’ai plutôt envie de vous faire partager une philosophie personnelle qui est un peu à contre-courant. Je vais partir d’un sujet fréquent au sein des structures qui ont vu les tâches managériales s’axer plus sur Excel que sur le terrain: assumer un rôle de manager sans en avoir le «titre».

Manager, prenez votre bien-être en main!

Pas une semaine sans que je ne lise un article sur ce que doit faire le manager pour devenir le superman de la gestion d’équipe: coacher, recadrer, gérer les objectifs et les absences, être un confident, un pro sur Excel, etc. Tout ça en étant, le plus souvent, complètement surchargé.

Même si votre entreprise a tous les labels de santé au travail, même si le SECO écrit que «l’employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin d’assurer et d’améliorer la protection de la santé et de garantir la santé physique et psychique des travailleurs», il n’est pas raisonnable de ne compter que sur elle pour assurer votre santé: elle a ses propres contraintes financières et organisationnelles.

L’ambiance de travail délétère, un danger pour la performance

Dans mon dernier billet, j’expliquais à quel point certains facteurs dysfonctionnants pouvaient faire ressentir la charge de travail plus importante qu’elle n’est en réalité.

Parlons cette fois-ci d’un facteur crucial de ce sentiment de surcharge subjective, qui revient fréquemment dans les diagnostics que j’effectue sur l’analyse de la charge et la qualité de vie au travail: l’ambiance.

Petit traité de bon sens pour faire face au stress des collaborateurs

«Je suis débordé…» Vous l’entendez, cette petite musique de fond? Vos collaborateurs vous la susurrent. «Les gens se plaignent tout le temps et même lorsqu’on recrute des temporaires, ça ne va toujours pas: ils sont stressés», me racontait récemment un directeur de service lors d’un audit de surcharge.

Stressés. Etymologiquement, «stress» vient du latin stringere qui signifie serrer, étreindre. Ainsi, les personnes se sentent «étouffées». Le sont-elles toujours à cause de la quantité de tâches qu’elles ont à réaliser ? Pas si sûr.

De l’art délicat d’adresser un feedback critique à son manager

Dans mes missions quotidiennes d’audit, j’entends fréquemment des témoignages critiques sur la gestion d’équipe et les managers en général. Du chef autoritaire au manager mou, de celui qui court-circuite à celui qui ne donne aucune mission claire, la palette est extraordinairement riche! Le point commun de tous ces témoignages? Le silence et la résignation face aux dysfonctionnements d’un responsable.

Je suis toujours étonnée du nombre de personnes attendant de se retrouver en entretien avec quelqu’un d’externe pour s’autoriser à s’ouvrir de cette problématique relationnelle et expliquer à quel point ses conséquences sont désastreuses pour la performance de l’entreprise.