Ma trousse de secours job

Le travailleur moderne est coincé entre contraintes professionnelles et exigences de réussite croissantes. Pour éradiquer les frustrations et prendre le pouvoir sur sa vie, il doit cesser de déléguer au tout-puissant monde du travail la responsabilité de son bien-être et de son développement et aller vers une plus grande responsabilisation personnelle. Petits conseils entre amis.


Que se passerait-il si vous deveniez vous-même?

Je ne sais pas si vous vous faites la même réflexion que moi, mais avec l’omnipotence de l’image, les smartphones avec filtres photos et la «bienveillance» en entreprise, on n’a jamais été autant dans le désir d’être mieux que l’on est, en même temps que dans une crainte absolue de déplaire. Ça doit faire 15 fois que je change le titre de mon CV et il m’arrivait encore il y a quelques mois de relire 3 fois mes commentaires sur les réseaux sociaux pour être sûre de n’y offenser personne.

Remettez le travail à sa place!

Savez-vous ce qu’est un piège à poulpe? En japonais, on appelle cela un Tako Tsubo. C’est aussi la forme que prend le cœur lorsqu’il subit de plein fouet la réduction de l’afflux sanguin vers lui, entraînant un affaiblissement du muscle cardiaque. La médecine s’accorde à dire que le stress et les chocs émotionnels en sont les déclencheurs: rupture, épuisement moral ou physique, violences, stress intense. On appelle aussi ce syndrome celui du cœur brisé.

Soyez moderne: recrutez un senior!

En discutant récemment avec des amis de plus de 50 ans, j’ai réalisé une chose qui m’a effarée: s’imaginant (trop) âgés, ils estiment que leur recherche d’emploi va en être considérablement allongée.

N’étant moi-même pas encore quadra, quand je regarde leur CV, je m’entends penser «Quel potentiel!». Pourtant, les voyant accumuler les réponses négatives, force est de constater qu’un fossé existe entre ma perception et la leur, induite par les (non-)retours sur leurs candidatures.

Pourquoi devrais-je me lever le matin?

Qu’est-ce qui vous motive le plus dans votre travail? J’aime poser cette question car elle génère souvent des réponses aux antipodes de ce sur quoi portent réellement les efforts des entreprises: autonomie, mission, développement, responsabilités ou encore qualité des interactions.

Cela ne constitue parfois qu’une petite partie de la réalité du salarié mais représente le point central de sa motivation. Je n’entends en revanche quasiment jamais parler de salaire.

Comment je me suis disputé ma marque employeur

J’ai récemment eu en entretien un jeune homme de 25 ans. Lorsque je lui ai demandé s’il avait la sensation de bien utiliser ses compétences dans son job, il a répondu: «Je préfère les utiliser dans mes activités extra-professionnelles».

Je me suis dit: «C’est donc ça, la génération Y», la génération «je ne donnerai pas mes compétences à mon patron». Il a ensuite nuancé, en expliquant que contre salaire, il fournissait ses compétences. Compétences qu’il acceptait donc de «vendre». Ma réflexion sur le concept de «cerveau en vente» était née.