Engagez-vous, rengagez-vous!

Le monde et les outils de recrutement ont changé, les générations se succèdent, mais certaines choses ne bougent pas: lors d’une interview, que l’on soit employeur potentiel ou candidat, on est seul en face d’une personne. Il s’agit alors d’être soi – mais pas tout à fait -, de se vendre – mais pas vraiment -, de séduire et d’être réaliste, de trouver le point d’accroche sans être lourd. Vous pensiez qu’on avait tout dit sur le sujet ? Vous vous trompiez…


2084, intelligence artificielle ou émotionnelle?

Invité à parler du B-A-BA du recrutement à des entrepreneurs logés dans un incubateur à Genève, j’ai soudainement pris conscience du décalage qui existe entre notre métier de recruteur, interne ou externe, et les start-ups que l’auditoire représentait, pour la plupart à la pointe de la technologie. L’activité de recrutement m’est apparue comme obsolète, dans un autre univers espace-temps, en comparaison des avancées dans d’autres domaines.

Rien que la vérité mais – que diable! – pas toute la vérité

Dans un monde où les gens rendent leurs vies transparentes et accessibles à tout un chacun sur les réseaux sociaux, les limites de la pudeur deviennent floues et certainement subjectives. Lorsque l’on demande autour de soi un conseil avant un entretien d’embauche, la (mauvaise) réponse est presque invariablement: «Reste toi-même» ou, pire, «Sois authentique».

Un seul réseau personnel vaut mille chasseurs de tête

Imaginez-vous ce candidat (cas récent et vécu) de 50 ans, compétent, apprécié, dans une industrie solide, en croissance, sans risque de «charrette». Il est satisfait, a progressé dans sa carrière, mais l’horizon hiérarchique est bouché. Ces éléments, ajoutés à une certaine lassitude, lui donnent envie d’aller butiner ailleurs. Clair, simple, normal. Ce qui est plus surprenant, c’est qu’avant de venir voir un spécialiste du recrutement, il n’a rien fait pour arriver à ses fins. Il va y avoir un peu de travail.