Engagez-vous, rengagez-vous!

Le monde et les outils de recrutement ont changé, les générations se succèdent, mais certaines choses ne bougent pas: lors d’une interview, que l’on soit employeur potentiel ou candidat, on est seul en face d’une personne. Il s’agit alors d’être soi – mais pas tout à fait -, de se vendre – mais pas vraiment -, de séduire et d’être réaliste, de trouver le point d’accroche sans être lourd. Vous pensiez qu’on avait tout dit sur le sujet ? Vous vous trompiez…


Jean qui profite et Jean qui subit

Vous connaissez certainement, et utilisez peut-être, un site d’évaluation pour la gastronomie appelé TripAdvisor. Son pendant pour l’évaluation des employeurs est Glassdoor. Près de nous, Kununu est le petit frère suisse (allemand plutôt). Une fois notre curiosité satisfaite d’y voir évalués nos anciens, actuels et potentiels employeurs, il est intéressant d’aller au-delà de la note moyenne et de lire les commentaires avec plus d’attention.

Du choix

Les élections fédérales sont derrière nous. La messe est dite pour les quatre prochaines années de législature. Et vous, comment avez-vous choisi vos candidats? A leur apparence? A leur bilan? A leur parti? A leurs projets? A leur genre? Quand on y réfléchit, nous élisons nos politiques pour une durée qui n’est pas négligeable et, en fin de compte, quel temps investit-on vraiment pour les choisir? J’imagine que vous me voyez venir: peut-être choisit-on les candidats pour son entreprise avec à peine plus d’objectivité que pour le Parlement. Et si cela se trouve, la déception est aussi au rendez-vous.

Trop de travail tue le travail

Que nous soyons employés, indépendants ou artistes, nous travaillons tous à créer une œuvre, aussi abstraite soit-elle. Même si le terme «œuvre» peut sembler pompeux pour quelqu’un qui répand du bitume sur les routes ou scanne nos courses au supermarché – c’est souvent nous-mêmes ces temps, mais ça, c’est une autre histoire -, travailler nous permet d’avancer, de transformer le monde à notre modeste échelle, et donc de nous transformer.

1% d’inspiration pour 99% de transpiration

Il est difficile de nier que notre époque est marquée par une focalisation sur l’être humain, son bonheur, son épanouissement, sa capacité à se transcender (quoi que cela veuille dire d’ailleurs). Que ce soit sur le front des générations ou sur celui des genres, la bataille pour des droits égaux bat son plein, ce qui est incontestablement une victoire, même si la guerre n’est pas gagnée.

Cherchons chercheurs qui cherchent

Le cabinet de recrutement est un lieu hybride: le candidat vient certes y chercher un emploi mais son interlocuteur n’est pas l’employeur. Quel comportement adopter par conséquent? Celui du chercheur d’emploi qui a réponse à tout et qui souhaite se présenter sous son meilleur jour, espérant ainsi augmenter les chances que le consultant pousse son dossier? Ou alors adopter une posture plus ouverte et utiliser l’expérience et les compétences du consultant pour faire avancer sa réflexion? Et ainsi recevoir un avis critique, empreint de bienveillance et d’une certaine objectivité.

«Choix» se décline au pluriel

Une étude pseudo-scientifique attribue au 21 janvier (3e lundi de janvier) la propriété d’être le jour le plus déprimant de l’année. Même si elle est basée sur des algorithmes fumeux, cette déclaration est intuitivement juste: les débuts d’année sont souvent difficiles après la frénésie de décembre. Un sentiment de vide s’empare de nous.

Cette période de calme est pourtant un bon moment pour réfléchir à la suite de sa vie professionnelle, surtout si les nouvelles de début d’année n’étaient pas satisfaisantes en termes d’augmentation, de bonus et autre promotion.

Un grand voyage

Le processus dure depuis des semaines, parfois des mois, vous avez été interviewé par tout le collège de direction, aucune pierre n’a été laissée sans être retournée, vos références ont toutes été appelées, vous vous êtes mis d’accord sur la rémunération, le titre, la fonction, la date de début, peut-être même sur la couleur de votre future voiture de fonction.

Miroir, ô mon miroir, qui est le plus beau? Et le plus sportif?

Récemment, je parlais avec deux de mes amis de l’activité physique que nous arrivons à exercer durant la semaine. L’un, appelons-le Jean, fait du sport régulièrement mais a une façon très réservée, presque dévalorisante, de parler de ses performances physiques: il n’est pas en forme, il n’en fait pas assez, les amis avec lesquels il fait du vélo sont meilleurs. Mais son apparence physique crie le contraire: mince et tonique.

L’autre ami, appelons-le Paul, a plus de signes extérieurs de manque d’exercice physique: il est en surpoids et jouit avec entrain des plaisirs de la vie. Ce qui, soit dit en passant, est aussi important – si ce n’est plus! – que de faire du sport, mais c’est une autre histoire. Paul est objectivement en moins bonne condition physique que Jean mais parle avec assurance du «sport qu’il fait tous les jours».