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Il y a pire que l’absentéisme

Les méfaits de l’absentéisme, fléau qui touche bon nombre d’entreprises, sont bien connus. Mais ceux du présentéisme sont encore pires! Alors que dans l’esprit de beaucoup de gens, le présentéisme c’est venir travailler même si on est malade, c’est en fait une réalité plus large, pouvant prendre de multiples formes peu étudiées jusqu’ici. Elles ont un aspect commun: les personnes sont présentes mais non efficaces.

Tu montes, chéri? Le test de l’ascenseur

Excusez le côté racoleur du titre mais tout bon texte doit commencer par un titre accrocheur. Toute bonne présentation aussi, du reste. Et bien souvent, lorsque mes clients m’envoient une présentation à retravailler, non seulement le titre est lénifiant («Résultats trimestriels», par exemple) mais la structure même du discours est plus dans le Tiens-je-vais-reprendre-les-slides-du-trimestre-passé que dans la réflexion et l’analyse pointue de ce que l’on souhaite communiquer. Or, une structure claire et bien pensée est la clé de voûte d’une bonne présentation. Et elle doit survivre au test de l’ascenseur.

Le changement de l’extérieur conduit-il au changement de l’intérieur?

Dans une situation privée ou professionnelle, le changement doit venir de soi. Il est impossible de l’imposer sur la durée. Preuve en sont les comportements «malsains» (au mieux) ou dangereux (au pire) de la plupart d’entre nous: manque d’activité physique, de sommeil, voire d’addiction à des substances (ou au travail!). La pression sociale, médicale, affective et familiale cherche parfois à nous imposer de changer, mais nous seuls sommes les acteurs de ce changement.

La méthodologie des quatre quotients

Je me demande souvent, lors d’un entretien avec un(e) futur(e) collaborateur(trice), sur quels critères je me base pour affirmer qu’il (elle) s’épanouira à son poste de cadre. Bien évidemment, il y a les tests d’assessment, les profils psychologiques, les questionnements et des milliers d’autres outils, mais tous ont un goût de psychotechnique contraint qui m’a toujours rendu insatisfait. Bref, mes décisions se prennent au feeling et tout cela finit par une déclaration lapidaire du style: «Il (ou elle) est bien, je vais m’entendre avec».

La formation ne sert à rien

La Harvard Business Review, une revue de management prestigieuse, a publié une étude de trois chercheurs qui démontrent que la formation en entreprise ne sert à rien. Ils expliquent que des centaines de milliards sont investis mondialement dans la formation et que cela ne génère pas plus d’efficacité au sein des entreprises, particulièrement en ce qui concerne les formations de management.

Travail invisible

Dans l’esprit de beaucoup de gens, travail = travail rémunéré. Cette perspective limitée favorise la mauvaise visibilité du travail non rémunéré. Or, celui-ci occupe une place importante dans notre société et comporte aussi des risques pour la santé. Ses formes sont multiples: travail domestique, garde des enfants, soins aux personnes âgées, bénévolat, engagement dans la vie associative (sportive, artistique, culturelle ou sociale), etc.

Vous reprendrez bien un peu de café?

Lire votre avenir dans le marc de café, ça vous tente? La voyance est une – prétendue? – capacité à percevoir une information dans l’espace et dans le temps en dehors de l’usage des cinq sens, par perception extrasensorielle. Cette pratique, qui vise à connaître ou préparer l’avenir, est bien implantée dans la culture populaire: 21 % des femmes et 9% des hommes y ont recours.

La fin du divertissement?

La crise sanitaire actuelle montre déjà de rudes répercussions économiques: l’aéronautique, le tourisme, privé ou d’affaire, estival ou hivernal, balnéaire distant ou exotique extrême, les croisiéristes comme les chantiers navals, toutes les activités ludiques, sportives ou culturelles de masse, du Jazz-Festival de Montréal aux Jeux Olympiques de Tokyo, en passant par tous les parcs d’attractions de la Terre, mettront probablement des années à se remettre du coup d’arrêt brutal de toutes leurs activités. Imposé pour stopper l’expansion pandémique d’un méchant virus, le coût social de leur «réadaptation économique» sera absolument prohibitif, pendant plusieurs années, initiant une pandémie de licenciements.