Alors les RH, meilleurs à l’oral qu’à l’écrit?

Les résultats du brevet fédéral RH 2017 sont tombés il y a peu. Sur les 7 épreuves de l’examen organisé par la faîtière HRSE, c’est une épreuve orale, la présentation d’une problématique sur flip chart, qui se distingue avec la plus haute moyenne (4.5 sur 6). La palme de la plus basse moyenne revient à l’étude de cas écrite (3.5 sur 6), soit un point d’écart.

Alors les RH, meilleurs à l’oral qu’à l’écrit? Voyons cela de plus près. Certes, le métier RH, plus précisément RH Business Partner, demande des qualités au niveau relationnel: capacité de présentation, de communication, esprit de synthèse, capacité à se mettre à la place de son interlocuteur aussi. L’exercice oral implique d’évaluer une situation dans une temps limité, de saisir les enjeux, de réagir rapidement en tenant compte des parties prenantes. Le but est de proposer différentes options, sur la base de l’expérience et de la théorie acquise, avec la possibilité de se justifier et de dialoguer avec les experts.

Qu’en est-il de l’étude de cas? Ce sont des thèmes pourtant proches de ceux de l’examen oral, qui demandent une réflexion plus poussée, avec des outils d’analyse, telle qu’une matrice SWOT, ou des objectifs SMART à donner. Cela nécessite du recul et la capacité à lire entre les lignes et retirer l’essentiel de documents volumineux. C’est là aussi qu’on reconnait un HR Business Partner efficace: sa capacité à mener une réflexion détaillée et avec bon sens, à innover aussi par une pensée originale, et enfin trouver des solutions adaptées qui répondent aux besoins.

Mais comment expliquer un point de différence entre les deux épreuves? Un barème trop sélectif? Des exigences trop élevées? Le mystère demeure entier. Il n’en reste pas moins que l’étude de cas est un outil d’évaluation reconnu, souvent utilisé en assessment. Avec un cas concret qui comporte différents enjeux: licenciement à organiser, formation à mettre en place, recrutement important, organisation d’une nouvelle prise de fonction, etc.

Certains candidats se consoleront peut-être avec la phrase suivante de Paul Valéry : «Chaque homme sait une quantité prodigieuse de choses qu’il ignore qu’il sait.»

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